Buto's Shadows
Buto’s shadows


La série « Buto’s shadows », transcrit l’idée d’un mouvement du corps par le biais de ses mémoires (végétale, minérale, animale). Le Buto se définit comme intermédiaire entre une danse primitive, faisant appel à la notion de mémoire exhibée par et à travers la corporalité, et la danse contemporaine qui se concentre sur le corps et son émancipation en tant qu’objet esthétique.
Alors que le sujet des photographies demeure presque imperceptible en tant qu’un corps, l’œil semble inexorablement tenté de suivre, balayant l’image, le geste figé. Les photographies proposent des sortes d’ectoplasmes plongés dans le noir, un néant qui projette ces images corporelles au-delà de sa surface glacée. Ils sont les seuls témoins, les sources de vie à travers quoi le reste résonne ; un porte parole autant qu’un moyen de se révéler à lui-même.
Julien Fleurance nous fait ressentir cette vibration de l’être grâce à un procédé spécifique, appliquant un temps de pose suffisamment long pour capter le mouvement dans sa totalité. Le sujet qui se trouve à proximité de l’objectif est ainsi rendu flou ce qui en renforce l’aspect fantomatique. Un faisceau de lumière, tel un éclair en plein orage vient scinder les images tout en octroyant les volumes, ainsi que la profondeur. Certains objets viennent s’échapper à peine visible, tenus par les danseuses, permettant les diversités des couleurs. Un aspect de drapé en ressort, les danseuses flottent dans l’obscurité, la lumière devient le signe de son énergie.
(Texte Elodie Goux)

The series "Buto's shadows," transcribes the idea of body's movement through its memories (plant,mineral, animal). Buto can be defined as an intermediary between a primitive dance, using the notion of exhibited memory from and through physicality and contemporary dance that focuses on the body and its liberation as an aesthetics object.
While the subject of the photographs remains almost imperceptible as a body, the eye inexorably seems tempted to follow by scanning the image, the frozen gesture. The photographs offer some kind of ectoplasm plunged into darkness, a nothingness that projects these body images beyond its icy surface. They are the only witnesses, the sources of life through which the rest echoes; a way to reveal itself.
Julien Fleurance makes us feel the vibration of being thanks to a specific process, applying an exposure time which is
long enough to capture the movement as a whole. The subject which is located near the lens is blurred which reinforces the ghostly appearance. A light beam, such as lightning during a storm splits the images while giving them volumes and depth. Some objects escape and become barely visible, held by the dancers, allowing the diversity of colour. A drape appearance can be seen, dancers float in the darkness, the light becomes the sign of its energy.





Akira



 

Par la pluie

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